J'ai déjà oublié la pédale d'accélérateur bloquée (l'espace de quelques secondes), les "trous" à l'accélération du V12, la finition parfois incertaine, la mémoire du conducteur de Jaguar se doit d'être sélective. Oublier pour mieux aimer. J'ai aimé cette ligne époustouflante, le ronflement suave et puissant des douze cylindres, l'intérieur aux délicieuses senteurs de cuir Connolly. Un mot, seul, suffit à résumer cette fresque: "class". Pas klasse, ni même classe. Rendons à la divine Albion ce concept qu'elle sait si bien nous faire partager. cette "class", dont les anglais savent user sans abuser, ne s'invente pas, ne s'achète pas, se vend encore moins. C'est un gène qui se transmet de génération en génération. Un art de vivre, devenu art de construire des automobiles, et lorsque l'art se mêle à l'automobile, le journaliste, devenant critique, ouvre ainsi la porte à la subjectivité. Alors pardonné ? (Extrait d'un article de l'AUTOMOBILE essai de la XJSC en 1988) |  |